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Carnet de route du Dakar
Ils l'ont fait!
Thierry, Richard et Seb ont réussis à rallier Lima, capitale du Pérou! Après une étape plus "cool" aujourd'hui, les pilotes ont pu apprécier les derniers kms de course. Les héros de l’édition 2012 peuvent compter sur une célébration à la hauteur de leurs émotions. Ceux qui viennent à bout de l’aventure prennent alors la mesure de tous les coups durs vécus en cours de route. Le défi est relevé : restent des images, des sensations, et l’empreinte d’une expérience de vie hors-normes. Seb termine donc ce dakar avec une honorable 50ème place. ( 9ème pilote Français! )
Grosse journée de roulage parmi les dunes, les rios avec de fortes chaleurs.
Richard et Thierry sont partis de leur bivouac sans avoir eu des nouvelles de Sébastien hier matin, ils étaient confiants malgré tout car la mécanique avait été revue la veille. Grosse frayeur sur la route lorsque ils ont reçu un texto et appel téléphonique pour leur annoncer que Sébastien avait perdu une heure. Ils ont tout de suite pensés à une chute ou un problème mécanique. Rien de tout cela, lorsqu’ils sont arrivés au bivouac, notre Sébastien les attendait tout sourire. Ils lui ont demandés ce qui s’est passé, rien de grave juste un problème de waperlock, c'est-à-dire que l’essence se met en ébullition et il faut donc arrêter le temps que tout refroidisse. Donc une heure d’attente, Sébastien a dit qu’il avait eu le temps d’admirer les voitures en course et de constater leur vive allure. Suite à ce constat, grosse mécanique en vue ce soir pour effectuer une vérification globale de la moto. Petite vidéo du making of de l'emission "Bivouac" « On va changer la pompe à essence car lors de la liaison, Sébastien a pris de l’essence dans une station qui ne devait pas être de bonne qualité, mais cela est la même chose pour les autres concurrents car pour rappel, chaque concurrent doit faire son plein lors des liaisons. » Profil de l’étape du jour: Samedi 14 Janvier Etape 13 Nasca -> Pisco • Liaison, 100 km • Spéciale, 275 km Ambiance Pacifique Les dunes sont reines dans cette partie du pays. Elles garantiront jusqu’au bout l’indécision sur les titres à gagner ou pour les places à attribuer sur le podium. De même, rien n’est acquis pour les rouleurs les moins pressés, qui commencent à envisager le soulagement de l’arrivée. Il leur faudra encore négocier un nombre considérable de cordons de dunes, éviter les confusions entre des vallées semblables mais divergentes, et lutter contre une fatigue bien installée après les milliers de kilomètres parcourus. C’est ici que chacun se rappellera ce que signifie le terme d’endurance extrême.
Après sa remonté fantastique sur l’étape 10 : Iquique - Arica, Seb est passé sur France 2 avec Gerard Holtz dans l'emission "Bivouac" diffusée dans la nuit de mercredi à jeudi.
Vidéo ici: http://www.pluzz.fr/bivouac-2012-01-12-01h05.html Il pointait en 91ème position au WP1 pour finalement terminer 55ème de l'étape. Encore un grand coup de chapeau à Seb qui prend toujours autant de plaisir sur ce Dakar. Il est 50ème au classement général au soir de cette étape. Profil de l'étape du 12/01/2012: Jeudi 12 Janvier Etape 11 Arica -> Arequipa • Liaison, 171 km • Spéciale, 534 km Les motards en mode « Club » Pour la première journée du Dakar dans leur pays, les Péruviens auront droit à deux spéciales. Après une journée d’alternance entre du hors piste et des zones entrecoupées de rios, ils bénéficieront d’un moment d’intimité : un bivouac dédié leur sera installé avant de continuer l’exploration du Pérou. La formule, qui n’avait plus été expérimentée depuis le campement marocain de Foum Zguid pendant le Dakar 2007, implique aussi une contrainte majeure qui influera sur la gestion de course. Les véhicules d’assistance ne seront pas autorisés sur le parc de travail, où seuls les pilotes de motos et de quads pourront s’entraider.
C’est une journée sans pour Sébastien. Après un bon roulage dans tout le début de la première spéciale, il a été dévié ainsi que d’autres pilotes de la piste par la gendarmerie sur place .
Sur cette nouvelle piste, il y avait un trou que le concurrent devant lui n’a pas vu et a chuté. Sebastien n’a pu l’éviter et a chuté également. Il a la lèvre coupée et enflée. Il a du perdre connaissance car d’après lui, il n’avait perdu que quelques minutes. L’hélicoptère arrivée pour l’autre concurrent, Sébastien a reçu les premiers soins par le médecin à bord et a pu repartir. Le moral a été un peu entamé, mais arrivé au bivouac, il avait retrouvé le sourire et nous a dit que la descente de la dernière dune était impressionnante avec une vue magnifique sur tout l’océan pacifique. Richard et Thierry suivaient de très prêt ses passages au CP et nous étions inquiets car nous constations un retard de 30 mn dans la première spéciale par rapport à Hugo Payen alors que la vieille Sébastien avait rattrapé les 10 mn qui les séparaient. Ce fut une grande joie de retrouver notre Sébastien au bivouac. Un peu de mécanique et tout sera prêt pour la journée de demain, ou il devrait y avoir énormément de dunes. Petit point sur le classement: Seb prend la 77ème place de l'étape et se retrouve 55ème au général Profil de l’étape de demain: Mercredi 11 Janvier Etape 10 Iquique -> Arica • Liaison, 317 km • Spéciale, 377 km Séances de Surf De bon matin, les sensations saisissent les pilotes avec encore plus d’intensité. C’est justement en début de spéciale qu’ils seront bouleversés par un point de vue spectaculaire, mêlant sable et vagues, et se prolongeant sur plusieurs kilomètres. La thématique reste ensuite valable, puisque les dunes qui s’étendent sur une centaine de kilomètres pourront être surfées par les experts les plus à l’aise. En revanche, la zone délicate de fesh-fesh à affronter en fin de spéciale ramènera tout le monde aux dures réalités du rallye-raid.
Après la journée de repos, les batteries de Seb semblent rechargés à bloc. Avec un moteur tout neuf, (qui engendre une pénalité de 15min au classement) le team a mis toutes les chances de son coté pour aller au bout de cette aventure.
Nous commençons à nous habituer aux superbes prestations de Seb qui termine encore cette étape (Copiapo- Antofagasta) en 53ème position. Il pointe aussi à la 53ème place au classement genéral. Voici des vidéos qui en diront plus sur l'état d'esprit de Seb:
Profil de l'étape du jour:
Mardi 10 Janvier Etape 9 Antofagasta -> Iquique • Liaison, 9 km • Spéciale, 556 km Attention , Frissons Une étape à deux visages occupera les concurrents qui poursuivent la remontée vers le nord du continent, entre océans et montagnes. Deux tronçons séparés par une neutralisation sont au programme, avec des caractéristiques et des décors variés. En début de journée, on creuse des canyons, on file sur des pistes bien propres et on s’enfonce dans du fesh-fesh ! La deuxième spéciale fait appel aux talents de navigateurs des pilotes et copilotes, qui auront à faire leurs choix en se basant sur de très rares points de repères, tout en restant précis sur les WPM. En récompense à ce travail de concentration, ils plongeront sur les rivages de l’Océan Pacifique par la grande descente d’Iquique, empruntée dans sa version Dakar 2010.
Retour sur la boucle Copiapo - Copiapo:
Seb Lecoq à une nouvelle fois pris beaucoup de plaisir au guidon de sa Yamaha. Malgré la difficulté de cette étape, il raconte qu'il s'est "éclaté". Il compare même ces grandes dunes de Copiapo à des pistes de Ski. Il termine cette étape en 68ème position et occupe la 58ème place du classement général. La journée de repos d'aujourd'hui a permis au pilote de récupérer de cette première semaine d'effort. Coté assistance, richard a remplacé le moteur de la moto afin de repartir pour une semaine l'esprit tranquille. Profil de l’étape de demain : Lundi 9 Janvier Etape 8 Copiapo -> Antofagasta • Liaison, 245 km • Spéciale, 477 km Jour de rentrée Malgré le kilométrage élevé ce jour, il ne faudra pas compter sur cette étape de reprise pour créer des écarts décisifs. La plus longue spéciale du rallye servira à se remettre dans le rythme de la compétition. Sur les pistes empierrées qui mèneront à Antofagasta, il sera plutôt soutenu, mais n’empêchera pas les pilotes de capter quelques somptueux points de vue.
Avec 154 kilomètres de liaison, la septième journée de ce Dakar 2012 prend son départ de Copiapó. C'est en fait une boucle que vont parcourir les concurrents qui reviendront au bivouac dans la capitale de la région de l'Atacama. Avec 12 millimètres de pluviométrie par an, c'est une des zones les plus sèches de la planète, et le désert proche sera le terrain de prédilection des équipages pendant cette épreuve, a fortiori après l'annulation de la spéciale précédente.
il y aura pas moins de 419 kilomètres de spéciale, soit la distance la plus longue contre le chrono depuis le départ du rallye. Ceci, entre terre et sable, avec des franchissements de dunes qui constituent un des plus gros défi de cette première semaine. Attention à la Camanchaca, ce brouillard typique de la zone, qui pourrait limiter fortement la visibilité dans certains secteurs. Profil de l’étape: La boucle se présente comme le gros défi de la première semaine, bien que le début de spéciale, parcouru sur pistes au milieu des collines et des cactus, puisse paraitre inoff ensif. Mais ensuite, le poids des kilomètres accumulés depuis Mar del Plata devrait se faire ressentir, précisément au moment où s'enchaîneront de gros paquets de dunes. Le dernier cordon à franchir, si proche et pourtant si loin de l'arrivée, pourrait prendre des allures de bivouac déporté au beau de milieu du désert. Heureusement pour les retardataires qui planteront la tente, le règlement autorise les véhicules à se présenter jusqu'à 18 h 00 pendant la journée de repos.
Compte tenu de l'aggravation continuelle des conditions météo sur la Cordillère des Andes (pluie et neige), les autorités chiliennes ont été contraintes de fermer la frontière au Paso de San Francisco qui culmine à 4700 mètres d'altitude.
Pour la 7ème fois, le Dakar s'apprête à franchir la Cordillère des Andes, et tenant compte des conditions très défavorables, ajoutées à la dégradation du parcours battu ces dernières heures par la pluie et la neige, dans le souci de garantir la sécurité des concurrents et des accompagnateurs du rallye, les organisateurs ont décidé de faire passer en convoi l'ensemble des véhicules. Pour rejoindre le bivouac, la liaison a été plus longue 200 kms (soit au total 664kms). "On a pris beaucoup de piste, ce qui nous a permis de découvrir de paysages magnifiques" raconte Thierry Le passage vers le Chili s'est fait via la cordillère des Andes, où la montée vers le Paso de San Francisco qui culmine à 4700 m d’altitude, est plus délicate avec le manque d’oxygène. Ce Paso de San Francisco correspond en France à la hauteur du Pic du midi. Cette liaison s’est déroulée en convoi, d’abord tous les concurrents puis ensuite les véhicules d’assistance. Richard et Thierry sont arrivés au bivouac à 22h30 heure locale, et ont préparé la moto pour la prochaine étape. Sébastien est arrivé plutôt vers 17h30.
Cette étape était redouté par beaucoup de motard!
Sébastien nous avait dit hier au travers de la petite vidéo tourné sur le bivouac : Ce sera moins drôle demain dans les dunes! Il n'en a rien été car une fois de plus "Manouche" comme on le surnomme, a déjoué tout les pièges de cette étape. Pour une fois sur le Dakar, la météo a quelque peu avantagé les pilotes. La pluie qui est tombé hier dans la région de Fiambala a rendu les dunes plus "porteuses". C'est à dire que les motos s’enfonçaient moins facilement dans le sable. Suite à ces pluie, l'organisation a décidé de réduire la Spéciale de 60km. Certains rios auraient été infranchissables pour les motards. Lorsque nous avons demandé à Seb comment s’était passée la journée , voici sa réponse : « J’ai retrouvé Hugo dans la spéciale , on a fait route ensemble , je me suis fait plaisir et que du bonheur de rouler avec Hugo , sans lui j’aurai sans doute galéré pour trouver le CP1 qui était difficile . » Sébastien va bien moralement et physiquement . Seb est donc arrivé sur le bivouac aux alentours de 19h (heure française). Tout s'est bien passé pour lui aujourd'hui. Il confirme ainsi les résultats acquis depuis le début de l'aventure intègre le top 50. Il occupe désormais la 49ème position au classement général suite à sa 54ème place du jour. Profil de l'étape de demain : Cap sur le Chili Vendredi 6 Janvier Etape 6 Fiambala -> Copiapo • Liaison, 394 km • Spéciale, 247 km L’été austral réserve quelques surprises, dont les températures négatives que devront peut-être endurer les motards qui aborderont en pleine nuit la longue montée vers le Paso San Francisco, où ils franchiront la frontière, à plus de 4 700 mètres d’altitude. Une fois au Chili, la spéciale se jouera dans un premier temps sur sol dur, dans l’aridité brutale du désert d’Atacama. Il ne sera plus question d’aller soigner sa vitesse de pointe au moment d’affronter les dunes de Copiapó, qui se présenteront en quatre temps. La finesse du pilotage sera ici l’unique parade pour se préserver de l’expérience d’un long séjour au creux d’une cuvette de sable géante. Certains n’y échapperont pas.
Sebastien Lecoq nous a fait quelques frayeurs aujourd'hui.
Victime d'une chute, il n'a pas pu validé les waypoints 4,5 et 6. Mais le principal c'est qu'il soit bien présent à l'arrivée. Cette étape ne comportait quasiment pas de sable et était basé essentiellement sur la navigation. Comme vous pouvez vous en douter, ce n'est pas forcement le point fort de Seb étant donné qu'il dispute son premier rallye Raid. Il faut forcement un temps d'adaptation... Seb a quand meme réalisé le 64ème chrono de cette spéciale et occupe désormais la 59ème place du classement général du Dakar. Il est donc le 13ème pilote français à l'heure actuelle. Concernant Sebastien Coué, comme vous l'avez peut être entendu dans l’émission "Bivouac" sur France 2, il devait rejoindre Buenos Aires dans la nuit de ce mercredi, mais il n'a pas eu le feu vert des médecins de San Rafael. Il est encore trop faible pour prendre l'avion. Ce n'est pas l’épaule mais l'omoplate qui a été touché lors de sa chute. Il a aussi un gros hématome sur la partie droite de son corps. Profil de l'étape de demain: Jeudi 5 Janvier Etape 5 Chilecito -> Fiambala • Liaison, 151 km • Spéciale, 265 km Chacun son Fiambala Jusqu’ici, personne n’est resté indifférent aux dunes blanches de Fiambalá, dont le sable a par exemple planté les motards par dizaines lors de leur première visite, et qui a également été fatal aux espoirs de victoire de Carlos Sainz à deux reprises, en 2009 et en 2011. Cette année, le parcours a été dédoublé pour offrir un confort de conduite optimal à tous les véhicules. A moto, les contretemps viendront plus sûrement des erreurs de navigation que des difficultés de franchissement. Ils devraient aussi connaître quelques frissons en roulant sur une étroite piste à flanc de montagne, avant d’aborder le secteur de dunes.
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